Tu prépares un voyage à Bali et tu ne trouves que des articles dithyrambiques ? Celui-ci sera différent. J’ai mis des mois à l’écrire, j’ai hésité longtemps, et j’ai fini par décider de mettre à plat mes impressions sur cette destination devenue si populaire sur les réseaux sociaux. Dans ce carnet de voyage, je te dis ce qui m’a déçue, ce qui m’a vraiment plu, et à qui je recommande l’île malgré tout. Alors, suis le guide.

Pourquoi j’ai attendu des mois avant d’écrire ce billet
D’abord, une mise au point, parce que la rumeur a circulé : à mon retour, je suis tombée malade. J’ai d’abord cru à une bactérie rapportée de là-bas.
Ce n’était pas ça du tout. C’étaient les effets secondaires d’un médicament qu’on m’avait prescrit ici, en Belgique. Rien d’exotique, en fin de compte.
Je le précise parce que ça compte : mon bilan mitigé sur ce voyage à Bali n’a rien à voir avec la santé, l’hygiène ou la nourriture. Ce sont deux histoires différentes.

Voyage à Bali : ce que les photos ne te montrent pas
Bali, c’est plein de merveilleux spots. Pour les photos Instagram, à condition d’avoir un certain talent Photoshop pour gommer les très, très nombreux touristes.
Bali, c’est les couleurs vives d’une nature flamboyante. À condition de t’être procuré au préalable le bon preset Lightroom — les créatrices de contenu se reconnaîtront.
Bali, c’est des plages. De sable pas si blanc.
Tu l’auras compris : mon voyage à Bali s’est soldé par un bilan mitigé. Non pas parce que l’endroit est laid, mais parce que l’écart entre l’image et la réalité est vertigineux. Et personne ne te prévient.

Les nests, les swings et les rizières : le business de la photo
Ensuite, tu n’échapperas pas aux classiques : les nests, ces nids géants perchés au-dessus du vide, et les swings, ces balançoires face à la vallée.
Attention toutefois à un détail que personne ne mentionne : dans certains endroits comme les rizières en terrasses, tu paies deux fois. Une première fois pour accéder à la vue, une seconde pour t’asseoir et prendre ta photo.
Ce n’est pas une arnaque — c’est un modèle économique entièrement construit autour du cliché Instagram. Sache-le avant de partir, tu le vivras beaucoup mieux.

Ce qui est vraiment réussi à Bali
Maintenant, soyons justes. Il y a une chose sur laquelle Bali tient toutes ses promesses : l’hôtellerie. Les hôtels sont magnifiques et le service est impeccable, à des tarifs sans équivalent en Europe.
En effet, c’est là que se joue tout l’intérêt de l’île. Une villa avec piscine privée, un petit déjeuner servi au bord de l’eau, un spa en fin de journée : la douceur de vivre est réelle, elle est juste ailleurs que sur les photos de rizières.
Par ailleurs, les temples valent le détour, et les activités ludiques et sportives ne manquent pas pour rythmer un séjour. À condition de les choisir, pas de les subir.



Alors, faut-il renoncer à un voyage à Bali ?
Non. Mais il faut y aller pour les bonnes raisons.
Je recommande Bali comme destination farniente, sans hésiter : tu poses tes valises dans un bel hôtel, tu ne planifies presque rien, et tu ajoutes deux ou trois visites de temples pour ne pas t’ennuyer. Sur ce programme-là, l’île est imbattable.
En revanche, passe ton chemin si tu pars chercher les images que tu as vues en ligne. Tu les trouveras — avec quarante personnes dans la file d’attente derrière toi. Et si c’est une nature préservée et vide que tu cherches, il y a des destinations où l’écart entre la promesse et le réel est bien plus faible : j’ai retrouvé ce sentiment-là lors de mon séjour à Zanzibar avec un safari à Mikumi.


Comment j’ai organisé mon voyage à Bali
Sur le plan logistique, tout s’est déroulé sans le moindre accroc. J’ai organisé ce voyage à Bali avec Evaneos, une plateforme de voyage sur mesure qui met en relation avec des agences locales.
Transferts, hébergements, excursions : rien n’a déraillé du début à la fin. Je tiens à le préciser, parce que ce serait injuste de laisser planer un doute : l’agence n’est en aucun cas responsable de ma déception.
Ma déception vient de l’écart entre ce que Bali promet sur les réseaux et ce qu’elle est devenue. Nuance minuscule, conséquence énorme.

Ce qui a changé à Bali depuis mon séjour
Une nouveauté administrative à connaître avant de partir : depuis le 14 février 2024, les voyageurs étrangers doivent s’acquitter d’une taxe touristique de 150 000 roupies, soit environ 8 euros.
Bonne nouvelle tout de même : elle se paie une seule fois par séjour, pas à chaque déplacement sur l’île. Tu peux la régler en ligne sur le portail officiel Love Bali avant le départ, ou à l’aéroport à l’arrivée. Cette taxe est distincte du visa, qui reste à prévoir séparément.
À noter également : la fréquentation n’a pas baissé depuis mon passage, au contraire. Si tu tiens à tes photos, vise le lever du soleil sur les spots populaires. C’est le seul créneau où tu seras à peu près seule.

✨ Alors, ce voyage à Bali, tu le fais ou pas ?
Au fond, réussir un voyage à Bali tient à une seule chose : abaisser ses attentes sur les images et les relever sur le reste. L’île n’est pas le paradis désert qu’on te vend. C’est une destination confortable, chaleureuse et très bien organisée, où l’on se repose merveilleusement bien.
Ce n’était pas le voyage dont j’avais rêvé. C’était quand même un beau séjour.
Et toi, tu partirais à Bali en sachant tout ça, ou tu préfères garder l’image intacte ?
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